Guitare électrique
C’est le seul instrument du jazz dont on règle le volume au bouton. Du fond sonore d’un cocktail au niveau d’une piste de danse, le même musicien tient tout, sans changer de formation.
DEMANDER UN DEVISIl y a un bouton sur cette guitare, et c’est ce qui change tout. Le musicien le tourne d’un quart de tour et passe d’un fond sonore que personne ne remarque à un niveau qui remplit une piste de danse, sans modifier sa façon de jouer. Aucun autre instrument acoustique ne permet cela : une trompette reste forte, une harpe reste douce, chacun est enfermé dans sa plage naturelle. L’électrique, elle, les couvre toutes.
La conséquence pratique est considérable pour un organisateur. Un seul musicien peut accompagner l’arrivée des invités en fond discret, tenir le dîner sans gêner les conversations, puis lancer la partie dansante en fin de soirée. Là où il faut habituellement deux formations différentes, ou une formation qui monte en effectif, la guitare électrique traverse toute la soirée sans changer d’équipe ni de matériel. Le budget et la logistique s’en ressentent très directement.
L’amplification a fait entrer la guitare dans une autre histoire. Wes Montgomery a imposé un son rond et chantant dans les années cinquante, en jouant avec le pouce plutôt qu’avec un médiator. George Benson a poussé plus loin vers la soul et le funk vingt ans après. C’est de cette lignée que vient le répertoire joué aujourd’hui sur les événements, bien plus que du jazz de club des origines. La différence s’entend dès le premier morceau.
C’est là que se situe l’autre argument. Le répertoire de la guitare électrique croise directement ce que vos invités écoutent réellement : de la soul, du funk, des standards pop arrangés en jazz, du blues. Là où le manouche renvoie aux années trente et le piano au salon feutré, cet instrument parle un langage contemporain que personne n’a besoin de traduire. Les plus jeunes invités le remarquent tout de suite, sans exception.
Du fond sonore imperceptible au niveau de piste de danse, le réglage se fait au potentiomètre. Aucun instrument acoustique du jazz ne couvre une plage aussi large.
Accueil, dîner puis partie dansante : le même musicien tient les trois séquences. Pas de changement de formation à mi-parcours, pas de second contrat à signer.
Soul, funk, blues, standards pop arrangés en jazz. Vos invités reconnaissent des morceaux qu’ils écoutent vraiment, sans avoir à faire un effort de culture musicale.
Toutes les demandes qui arrivent pour cet instrument tournent autour d’une même idée : couvrir large avec peu de moyens. Large en volume, large en répertoire, large en durée. Ces quatre contextes déclinent cette logique de façons assez différentes, et se combinent souvent au sein d’une même soirée. C’est ce qui explique leur succès.
Partout où une prise de courant existe, l’instrument peut jouer, quel que soit le cadre. Concert privé en petit comité, animation de boutique le samedi, captation destinée aux réseaux, accompagnement d’une chorale d’entreprise : ces demandes arrivent régulièrement. Dites-nous le contexte et le niveau sonore que vous acceptez. Plusieurs guitaristes vous diront alors ce qu’ils envisagent.
La guitare électrique est l’instrument le plus facile à associer du répertoire jazz, parce qu’elle occupe la place qu’on lui laisse. Elle peut tenir l’harmonie comme un piano, poser un accompagnement discret, ou passer devant en soliste. Ces quatre configurations couvrent l’essentiel de ce qui se monte autour d’elle. Le choix dépend surtout du moment visé.
Un guitariste seul avec son ampli tient un cocktail ou un dîner sans le moindre manque, parce que l’instrument porte les accords et le chant à la fois. L’installation prend dix minutes et se limite à un ampli, un câble et une prise. C’est la formule la plus légère du jazz amplifié, et la moins coûteuse à mettre en place.
Guitare et saxophone, ou guitare et trompette : le souffleur prend les thèmes, la guitare tient tout le reste. Ce duo produit un volume déjà conséquent pour deux musiciens, et convient bien aux vins d’honneur et aux cocktails debout où l’on veut de la présence sans installer une formation complète. Le rapport présence et encombrement est excellent.
Avec basse et batterie, on entre dans le format qui fait danser. La guitare partage alors la première ligne avec un souffleur ou reste seule devant, selon le répertoire visé. C’est la configuration retenue pour les soirées dansantes, les galas festifs et tout ce qui doit tenir debout une salle entière après le repas.
Guitare et DJ pour alterner morceaux joués et morceaux diffusés, duo avec une chanteuse, ajout ponctuel à une formation acoustique pour la seule partie dansante, ou intervention sur quelques titres au milieu d’une soirée. Listez le déroulé et les moments à couvrir : la formule se choisit avec le musicien, une fois ce calendrier connu de tous.
Les organisateurs qui se tournent vers cet instrument ont presque tous en tête une contrainte de durée ou de budget. Ils ne veulent pas payer deux formations pour une même journée, ou ils cherchent une animation qui traverse plusieurs ambiances. Les six profils ci-dessous partagent ce raisonnement, appliqué à des événements qui n’ont pourtant rien à voir.
Ils ont un budget musique global et refusent de le couper en deux entre le cocktail et la soirée. Un guitariste électrique couvre les deux séquences, et l’effectif ne monte que si la piste doit vraiment se remplir en fin de nuit.
Ils cherchent du groove sans basculer dans le cover band. Le jazz funk joué à la guitare électrique tient cette ligne : assez dansant pour la fin de soirée, assez tenu pour ne pas dénoter dans un cadre professionnel un peu formel.
Les programmateurs de bars et de clubs apprécient un musicien qui s’installe en dix minutes et repart aussi vite. La guitare électrique ne mobilise ni scène, ni régie, ni personnel technique supplémentaire, ce qui compte beaucoup en programmation hebdomadaire régulière.
Sur un lancement de produit ou une inauguration, elles ont besoin d’une musique qui monte et redescend au fil du programme, selon les prises de parole. Le réglage au potentiomètre rend cette souplesse immédiate et totalement silencieuse pour le public.
Quarante, cinquante ou soixante ans réunissent des invités de tous âges. Le répertoire soul et pop arrangé en jazz est le seul qui parle simultanément aux parents et aux enfants, sans que personne ne s’ennuie à aucun moment de la soirée.
Une chanteuse qui prépare un événement ou un DJ qui cherche du live à intégrer appellent souvent un guitariste électrique. Il se cale sur n’importe quelle tonalité, s’insère dans un morceau diffusé, et en sort exactement quand il le faut.
Il faut commencer par le point qui n’est pas négociable : cet instrument ne joue pas sans électricité. C’est le seul du collectif dans ce cas. Une prise de courant à moins de cinq mètres du poste de jeu est indispensable, et elle doit être stable. Un groupe électrogène bon marché produit un souffle audible que rien ne rattrape ensuite. C’est donc le tout premier point à vérifier avec le lieu retenu.
En contrepartie, l’installation reste modeste. Un ampli de taille moyenne, un câble, un pied éventuel : le tout se transporte dans un coffre ordinaire et se met en place en dix minutes. Il n’y a ni sonorisation de salle à louer, ni technicien, ni retour de scène tant que le musicien joue seul ou en duo. Le poste matériel du devis reste donc très léger. La différence se voit dès le premier chiffrage.
Dès qu’il y a un ampli, il y a un réglage à faire dans la salle réelle, avec ses murs, son plafond et son mobilier. Ce que l’on appelle la balance prend un quart d’heure, parfois vingt minutes en formation. Elle ne peut pas se faire pendant que les invités arrivent, sous peine de leur infliger des essais de niveau peu élégants. Prévoyez donc trente minutes de battement avant l’ouverture des portes.
Le reste suit la logique du collectif : nombre de musiciens, durée totale, distance parcourue. Un point mérite pourtant d’être signalé, parce qu’il joue en votre faveur. Comme un seul guitariste couvre des séquences qui demandent habituellement deux formations, l’addition d’une journée complète revient souvent moins cher qu’un montage à deux prestataires, même en ajoutant une basse et une batterie pour la fin de soirée. Le calcul vaut la peine d’être fait.
Un mariage où la même personne a tenu le cocktail et le bal, une soirée de fin d’année en entreprise, et un bar à cocktails qui programme chaque semaine. Les trois retours ci-dessous insistent sur des aspects différents, mais tous mentionnent la souplesse de volume comme élément décisif. C’est le point qui revient toujours.
Nous avions prévu un duo acoustique pour le vin d’honneur et un DJ pour le soir. Le guitariste nous a proposé de tout tenir, avec une basse et une batterie qui arrivaient après le dessert. Nous avons économisé un prestataire entier.
Notre soirée de fin d’année a des prises de parole toutes les vingt minutes. Le musicien baissait et remontait sans qu’on ait à lui faire signe, il suivait le déroulé mieux que nous. Personne n’a eu à couper quoi que ce soit.
Je programme du live chaque jeudi et je n’ai ni scène ni technicien. Il arrive avec son ampli, se branche, joue trois heures et repart. C’est le seul format que je peux tenir toute l’année avec mon équipe.
Les questions tournent presque toujours autour de l’électricité et du volume : quelle prise faut-il, est-ce que ce sera trop fort, peut-on jouer dehors. Les réponses ci-dessous traitent ces points, puis abordent le répertoire réellement disponible et la façon dont l’instrument se combine avec un DJ. Ce sont les sujets qui reviennent le plus systématiquement.
D’une prise de courant standard à moins de cinq mètres, et c’est tout. L’ampli, les câbles et les éventuels effets appartiennent au musicien. Aucune sonorisation de salle n’est nécessaire tant qu’il joue seul ou en duo. En revanche, cette prise doit être stable : un groupe électrogène de mauvaise qualité produit un souffle permanent.
Non, et c’est justement l’intérêt du réglage électrique. Le musicien descend à un niveau où la guitare devient un fond sonore que personne ne remarque, bien plus bas qu’un instrument acoustique ne peut le faire sans perdre sa matière. Il remonte ensuite progressivement quand le moment le demande.
Oui, dès qu’une alimentation existe et que l’ampli est abrité. La pluie et l’électricité ne font pas bon ménage, une simple bâche ou un auvent suffit donc. À noter que le son porte moins bien dehors qu’en intérieur : sur un grand espace ouvert, il faut prévoir un ampli plus puissant.
Les standards de jazz évidemment, mais aussi la soul, le funk, le blues, la bossa nova et des reprises de morceaux actuels arrangés en jazz. C’est l’instrument qui couvre le plus largement les musiques que vos invités écoutent au quotidien. Transmettez trois ou quatre titres qui comptent pour vous.
Très bien, et c’est un format qui se développe. Le DJ diffuse, le guitariste joue par-dessus des thèmes et des solos, puis s’arrête et laisse repartir la playlist. Les deux se branchent sur la même sonorisation. Il faut simplement les mettre en contact quelques jours avant pour caler les tonalités.
La guitare électrique se comprend par comparaison, avec les instruments qui occupent la même fonction et avec les styles qu’elle sert le mieux. Vous trouverez ci-dessous les musiciens qui l’accompagnent le plus souvent, les formations construites autour d’elle, et les occasions où elle est le plus demandée. Chacune éclaire un usage précis de l’instrument.